Aujourd’hui, nous accueillons Marion du blog Les Enfants Avenir, qui nous fait un retour sur son expérience de l’Instruction en Famille. Tu trouveras la 2ème partie de l’article par ici !

C’est une façon de respecter les besoins physiologiques de ses enfants.

Quels sont les besoins physiologiques de nos enfants ?

Les besoins physiologiques sont les besoins les plus importants, ceux pour lesquels nous pouvons nous mettre en danger ou carrément dépérir s’ils ne sont pas comblés.

En effet, selon Maslow, il existe cinq groupes de besoins, hiérarchisés du plus important au moins important :

Les besoins physiologiques > les besoins de sécurité > les besoins d’appartenance et d’amour > les besoins d’estime > le besoin d’accomplissement de soi

L’être humain va chercher à combler en priorité ses besoins physiologiques.

Par exemple, s’il manque cruellement de nourriture, il va être capable de se mettre en danger pour en avoir.

Son besoin de sécurité n’est alors pas comblé.

C’est pourquoi Maslow a priorisé ainsi les besoins.

Je ne vais te parler ici que des besoins physiologiques des enfants : besoin de respirer, de dormir, de manger, de boire, d’éliminer, de contact, de la présence de la figure de rattachement.

J’ai abordé ces besoins lors de ma formation en Parentalité Créative.

J’ai presque envie de rajouter : le besoin d’apprendre.

En effet, combien de fois j’ai vu des enfants se priver de manger ou de dormir pour faire quelque chose qui les passionne ?

Je pense vraiment que c’est un besoin très fort.

Les besoins physiologiques et l’école VS l’instruction en famille

Un enfant compte sur nous, ses parents, les adultes, pour répondre à ses besoins physiologiques jusqu’à avoir acquis son autonomie.

Entre trois et seize ans (et souvent plus), il est la plupart du temps à l’école.

Prenons le temps de regarder l’école par rapport aux besoins physiologiques.

Besoin de sommeil : si ton enfant se réveille naturellement tôt toute l’année et qu’il peut faire la sieste n’importe où et jusqu’à quatre ans maximum, alors l’école ne sera pas un problème pour ce besoin-là.

Si, comme les miens, il se réveille tard, qu’il fait la sieste lorsqu’il est fatigué, alors ce besoin ne peut pas être respecté dès lors qu’il va à l’école.

Besoin de respirer : pas de soucis de ce côté-là !

Besoin de manger : pas de soucis non plus s’il a l’habitude de manger à heures fixes et en se levant.

Notons que ce n’est pas le cas pour tout le monde.

Comme le sommeil, mes enfants ont toujours eu l’habitude de s’écouter et de manger lorsqu’ils ont faim.

Bien sûr si le repas n’est pas fait, ils mangent des fruits ou autre en attendant.

C’est faire en fonction de soi tout en respectant les autres.

Besoin de boire : il n’est pas rare, surtout à partir du CP, que les enfants n’aient la possibilité de boire que pendant les récréations et la pause du midi.

Du coup, ce besoin n’est souvent pas respecté à l’école.

Besoin d’éliminer : c’est exactement la même chose que pour le besoin de boire, c’est mieux pendant les récrés !

Besoin de contact : ce besoin n’est, en général, pas comblé durant l’école.

Cependant, si l’enfant demande à dormir avec ses parents, c’est peut être qu’il est en manque de contact durant la journée.

Il peut donc être comblé en dehors de l’école, parfois au détriment d’une bonne nuit pour les parents 🙂

Besoin de la présence de la figure de rattachement : en grandissant et suivant les enfants, le temps de l’école peut être dépourvu de la figure de rattachement sans problèmes.

Pour d’autres enfants, ça peut être vraiment anxiogène.

Tu admettras qu’il est bien plus facile de répondre aux besoins de nos enfants lorsque nous sommes en instruction en famille que lorsqu’ils sont à l’école.

C’est pourquoi l’IEF est une façon de respecter plus aisément les besoins physiologiques de nos enfants.

Voici un complément pour mettre en place l’IEF avec ses enfants.

C’est fournir un cadre propice aux apprentissages

Comment se font les apprentissages

Les apprentissages se font chaque jour, de toutes les situations consciemment ou inconsciemment.

Cependant, il existe des facteurs qui favorisent les apprentissages et d’autres, au contraire, qui les empêchent ou les ralentissent.

Les facteurs favorisant les apprentissages :

  • Le fait de se sentir en sécurité
  • Les bonnes relations
  • La confiance
  • Avoir le temps
  • Le sens (que ça ait du sens pour l’enfant)
  • Le contact avec l’extérieur

Les obstacles à l’apprentissage :

  • Le stress (les évaluations)
  • Les émotions non agréables telles que la peur, l’ennui, le désintérêt, l’humiliation
  • Les besoins physiologiques non comblés (la fatigue, la faim, la soif…)

Une fois que toutes ces conditions sont réunies, l’élan vital des enfants pour apprendre est non maîtrisable !

Nous ne pouvons plus les arrêter.

Lorsqu’ils se passionnent pour quelque chose, qu’on les accompagne dans leurs intérêts et qu’on leur fait confiance, il n’y a aucune raison pour qu’ils ne se réalisent pas pleinement.

Faire l’instruction en famille, c’est donc aussi avoir la possibilité de laisser les enfants expérimenter, apprendre, remettre en cause, aller découvrir, se frotter à la vie, à la nature.

Dans une salle de classe, certaines choses sont envisageables, mais pas avec une aussi grande souplesse.

On ne peut pas accompagner chaque élève dans ses envies, particularités, passions.

On ne peut pas être tous les jours dehors pour apprendre.

Toutes les notions sont sorties de leur contexte pour pouvoir être présentées en classe.

Certes, nous avons le choix de faire appel à quelques notions sorties de leur contexte, même en IEF, mais la plupart des expériences peuvent être vécues sur le terrain.

Et puis, il reste aussi du temps pour vivre ces expériences après l’école, seulement, avec l’école va souvent une moins grande disponibilité des parents et donc encore un peu moins de temps aux enfants pour faire ces autres choses…

Apprendre à son rythme

Le fait d’être entre frères et soeurs permet à chacun d’aller à son rythme, de prendre le temps ou encore d’aller vite.

Ça permet de rester une semaine sur la même tâche ou au contraire de changer d’activité toutes les vingt minutes.

Depuis que nous sommes en instruction en famille, je dis beaucoup plus rarement « dépêche-toi !!! »

Bien sûr lorsque nous avons un impératif horaire, mais finalement, une fois l’école enlevée, tu conviendras que les impératifs sont bien plus limités.

Du coup, lorsque ma fille voulait apprendre à s’habiller seule, elle a eu le temps de le faire.

Lorsque mon fils veut finir quelque chose, généralement, c’est possible.

Que c’est agréable !

Laisser la curiosité des enfants se déployer

La curiosité naturelle des enfants est un excellent moteur à l’apprentissage.

Elle leur permet de découvrir des choses, de stimuler leur créativité et de faire naître des passions.

Le fait d’être en instruction en famille permet une plus grande ouverture au monde et à la société.

En effet, les enfants peuvent être en contact avec des personnes de tout âge, de tous milieux sociaux

Par conséquent, leur curiosité est tout le temps stimulée, ils rencontrent potentiellement plus souvent des situations qui peuvent les questionner.

En tout cas, nous essayons, et c’est aussi notre mode de vie naturel, de fournir ce cadre varié, stimulant, à nos enfants.

Je vois aussi que toutes les familles avec qui j’ai échangé lors d’interviews ou autre, ont une vie riche de rencontres, d’échanges, de recherche d’outils…

Pourtant, il s’agit de familles avec des profils complètements différents : monoparentale, en couple, famille nombreuse ou avec un enfant unique, en pédagogie formelle ou en unschooling…

Le point commun est quand même une ouverture au monde, soit au quotidien et à tous les instants pour ceux en unschooling, soit en dehors des temps « d’enseignement » pour les autres.

Vous pouvez découvrir ces interviews ici.

C’est faire des choix pédagogiques

Lorsque tu as choisi d’être responsables de l’instruction de tes enfants, tous les choix s’offrent alors à toi. Les pédagogies sont multiples.

Pour faire simple, je te résume quelques pédagogies, quelques modèles parmi les plus utilisés en IEF (instruction en famille).

Il y a la pédagogie avec le modèle transmissif : c’est celle utilisée le plus souvent dans les écoles, le maître enseigne, les élèves apprennent.

C’est la pédagogie dite institutionnelle ou traditionnelle.

Il y a les pédagogies où l’enfant est acteur de ses apprentissages (apprentissages actifs) : la pédagogie Montessori, la pédagogie Freinet, la pédagogie de projet.

Et pour finir, les pratiques où l’enfant est totalement libre de ses apprentissages : l’unschooling.

Et puis dans la pratique, il existe tous les possibles en prenant un petit bout de ça, un petit bout d’autre chose.

Chacun fait à sa sauce en fonction des enfants, du moment de la vie, de la disponibilité…

Et également de la pression exercée par le contrôle pédagogique, il faut bien l’admettre, qui a lieu une fois par an.

C’est un subtil mélange de créativité, enthousiasme, routine, impératifs, envies, passions…

C’est s’adapter au mieux à des enfants avec des particularités

Un enfant à haut potentiel ou avec un trouble autistique ou encore avec des troubles « dys » (dyspraxie, dyslexie, dyscalculie…) trouvera sa place plus difficilement à l’école, car ne sera pas dans « la normalité », car les professeurs ne sont pas assez formés, car les classes sont surchargées…

Il arrive même qu’un enfant « atypique » soit victime de harcèlement de la part de ses camarades ou développe une phobie scolaire.

Le fait d’être en instruction en famille permet de s’adapter au mieux au profil de son enfant.

Ce n’est pas souvent facile de savoir comment faire avec un enfant par exemple dyspraxique.

Par contre, c’est facile d’apprendre, d’échanger avec des familles dans le même cas.

En effet, nous avons plus le temps que les professionnels et surtout nous suivons notre enfant pendant des années.

Donc il est plus simple d’apprendre à bien accompagner sur la durée, au fur et à mesure.

« C’est en forgeant que l’on devient forgeron ».

C’est ne pas prioriser les apprentissages

Grandir en fonction de ses prédispositions

Je pense qu’il n’y a pas d’apprentissages plus importants que d’autres.

Il est vrai que la lecture et l’écriture sont des outils permettant l’accès à beaucoup de domaines.

Seulement, il n’est pas essentiel qu’un enfant sache absolument lire à 6 ans.

Si c’est 11 ans, c’est bien aussi.

Nous sommes tout le temps entourés d’écrits, nous y avons recours constamment.

Il est donc presque évident qu’un enfant s’y intéressera un jour ou l’autre.

J’ai vu pas mal d’enfants pas prêts pour apprendre à lire au CP.

Cependant, le programme veut que ce soit à 6 ans que la lecture soit présentée aux élèves.

Résultat pour ces enfants-là : ils sont catalogués de mauvais lecteurs, ont du mal à développer le « plaisir de lire ».

Alors peut-être que si on avait attendu qu’ils soient prêts et motivés, le résultat serait tout autre !

Le fait de prioriser les apprentissages catalogue les enfants comme « bon élève » ou « mauvais élève ».

Je pense cependant que nous avons tous des prédispositions, dans un domaine ou dans un autre.

Nous sommes tous faits pour quelque chose.

La plupart des « mauvais élèves » de l’école sont certainement excellents dans un autre domaine, seulement, pas de bol, ce domaine ne doit pas être considéré comme important !

Lorsque les enfants ont la possibilité de s’exprimer, d’expérimenter dans ce qui les attire, ils trouvent leur motivation, gardent confiance en eux, prennent plaisir à apprendre.

L’instruction en famille peut permettre ça, le fait ne pas donner la priorité à certains apprentissages et le fait de pouvoir être reconnu dans n’importe quel domaine.

Coller au plus proche de sa mission de vie

En effet, avoir la possibilité d’apprendre avec motivation, en fonction de ses centres d’intérêts, permet de coller au plus proche de sa mission de vie.

Nous nous sommes tous posé la question « quel est le sens de ma vie ».

Et que penses-tu du fait que si on nous avait laissés libres de nous orienter en fonction de nos envies et passions, peut être que nous ne nous poserions pas cette question !

Nous nous serions laissé guider par notre petite flamme de vie, portés au gré de nos intérêts, en nous écoutant, sans jamais être jugés par un professeur, un parent, un patron…

Le fait de ne pas être à l’école permet à nos enfants de ne pas être évalués.

En tant que parent, même si nous souhaitons savoir où en sont nos enfants, le fait de s’occuper d’eux suffit à connaître leurs acquis, leurs difficultés…

Pas besoin de faire passer des tests !

C’est vrai qu’il reste les contrôles pédagogiques.

À nous de ne pas passer notre stress à nos enfants !

(facile à dire, je vous l’accorde…) et à nous de remplir des dossiers prouvant que l’instruction est bien donnée et de bien connaître nos droits.

Ne pas être évalués, jugés : je pense que nous pouvons offrir cette possibilité à nos enfants.

Nous pouvons leur faire confiance, nous devons leur faire confiance !

Si nous regardons, aujourd’hui, ce que nous avons fait de notre planète, je pense que nous pouvons arrêter de dire à nos enfants ce qu’il est bien de faire, car franchement, nous n’avons pas fait que des miracles !

Admettre que nous n’avons pas LA solution et laisser la place à de nouveaux esprits, sans les influencer avec notre façon de penser qui est peut-être obsolète.

Ce n’est qu’une vision personnelle, mais je pense que ça vaut la peine de regarder en arrière et de se remettre en question.

Merci beaucoup à Marion du blog Les Enfants Avenir pour ce retour d’expérience hyper intéressant ! Je te rappelle que la suite de l’article se trouve ici !

Voici également un article sur l’instruction en famille d’un point de vue légal et démarche administrative.

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Tes idées d’améliorations et de compléments sont les bienvenues, ainsi que ton expérience et tes retours !

  • Pratiques-tu l’instruction en famille ?
  • Quelles sont les difficulté que tu rencontres avec L’IEF ? 
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1 COMMENTAIRE

  1. Merci beaucoup Coline et Rémy de me permettre de m’exprimer sur votre blog.
    Si tu as des questions à me poser, je me ferai un plaisir d’y répondre directement ici ❤️
    À très vite !

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