Apprentissages par le jeu – Les 6 étapes clés

Apprentissage et Pédagogie

1 Commentaires

À quelle adresse doit-on t'envoyer le Coffre au Trésor ?

Tout est prêt ! Plus que 5 minutes de préparation pour commencer l'aventure :

101 KITS GRATUITS de chasses au trésor, d'indices et d'énigmes pour apprendre autrement !

Aujourd’hui, nous avons le plaisir d’accueillir Sandrine et Christophe du blog Apprendre par le jeu, qui nous donnent les 6 étapes-clés d’un apprentissage par le jeu et dans le plaisir. 

Les enfants adorent jouer.

C’est une évidence.

Et cela leur fait un bien fou.

Ils apprennent énormément grâce au jeu, développent des capacités, des compétences, acquièrent des notions, et font maturer leur cerveau.

Voici un article sur les 10 compétences que tes enfants devraient développer.

Et s’ils pouvaient passer leurs journées à jouer, ils ne feraient que cela !

Du point de vue des adultes, ce n’est pas possible.

Tant qu’ils sont petits, les apprentissages par le jeu sont tolérés.

Mais après, il faut bien qu’ils grandissent et passent aux choses sérieuses !

Et s’il en était autrement ?

Si nous, adultes, nous mettions au niveau des enfants ?

Et si nous envisagions tout du point de vue du jeu ?

Nous faisons le pari que toutes les activités (ou presque) peuvent passer d’une manière ou d’une autre par le jeu, ou en tout cas de manière ludique.

Et nous pensons notamment qu’il est possible d’apprendre les notions scolaires au moyen de jeux.

Es-tu prêt à relever le défi avec nous ?

Mais évidemment, tout cela ne va pas se faire tout seul.

Nous avons relevé 6 étapes indispensables pour que les apprentissages par le jeu se passent dans de bonnes conditions et avec sérénité, et nous allons les partager avec toi.

PREMIÈRE ÉTAPE : avoir confiance en soi

Quand tu choisis une voie ou une méthode différente de celle que tout le monde utilise, il faut que tu aies confiance en toi.

C’est un pré-requis indispensable.

Sinon, tu risques d’abandonner trop tôt, sans avoir vu les résultats.

Cela ne veut pas dire que tu n’as pas parfois des doutes et des interrogations, mais tu continues malgré tout.

L’état des lieux des apprentissages par le jeu

Les apprentissages par le jeu ne sont pas encore vraiment répandus, ni à l’école, ni dans le cadre de l’Instruction en Famille.

Pourtant, des deux côtés, des initiatives existent.

Je citerai en premier lieu le travail et le blog de Monsieur Mathieu, qui développe l’enseignement ludique dans le cadre scolaire.

C’est aussi ce que fait l’équipe de Stanislas Dehaene.

Ce neuroscientifique a été nommé à la tête du Conseil scientifique de l’Éducation Nationale.

Une de ses pistes de recherche vise à développer les pédagogies ludiques dans les écoles.

Pour ce qui est des apprentissages ludiques en dehors de l’école, il faut souligner le point de vue d’André Stern (cf Jouer, faisons confiance à nos enfants) qui prône le jeu libre.

Pourtant, dans la réalité, dès qu’il s’agit d’apprentissages scolaires, tout le monde se rabat sur les bonnes vieilles méthodes coercitives.

L’école primaire sonne la fin des jeux pour l’enfant.

Ainsi, les jeux sont très présents en maternelles.

Mais dès que l’enfant rentre à l’école primaire, il doit brutalement arrêter de jouer.

Mis à part quelques moments de récréation et de pause déjeuner.

Ce changement le met dans un état de stress et de détresse incroyables comme le souligne à juste titre André Stern.

En effet, l’enfant n’a fait pratiquement que jouer jusque-là.

 

En dehors de manger et de dormir évidemment.

Et tous les apprentissages se sont faits naturellement.

Et en particulier par le jeu : que ce soient tout d’abord les peluches, les jeux de découvertes, puis les jeux de construction.

Les avantages des jeux pour les apprentissages scolaires

Et pourtant, les jeux sont un outil formidable pour les apprentissages.

Et en particulier pour les apprentissages scolaires.

Le jeu est une activité choisie par l’enfant.

Et elle doit évidemment le rester.

Il est donc plus réceptif.

Et comme il y prend du plaisir, il a envie de recommencer.

Le jeu permet donc d’entretenir la motivation de l’enfant.

D’autre part, il n’a pas l’impression d’être jugé.

Il peut donc se permettre de se tromper.

Et par conséquent apprendre de ses erreurs.

En dernier lieu, le jeu permet de répéter les apprentissages, sans que l’enfant se lasse ni ne trouve les répétitions fastidieuses.

Surtout, si le jeu lui plaît.

Car au contraire, il a envie de le refaire.

Et le goût de l’effort ?

De nombreuses personnes reprochent aux apprentissages par le jeu de ne pas favoriser le goût de l’effort.

Je pense que cela vient d’un a priori de l’adulte qui pense que l’on ne peut apprendre correctement que dans la souffrance.

Ce point de vue est en train d’être totalement invalidé par les neurosciences cognitives qui prouvent que ce sont au contraire les enseignements qui procurent du plaisir qui permettent le mieux la mémorisation.

Les jeux peuvent en effet demander beaucoup d’efforts de concentration, de mémorisation, d’imagination, de réflexion, de mémoire et de stratégie.

Les apprentissages par le jeu dans le cadre de l’Instruction en Famille

Quand on fait l’Instruction en Famille (IEF), plusieurs pédagogies sont possibles.

Tu t’es peut-être déjà posé la question de savoir si tu allais faire l’IEF avec tes enfants ?

Si c’est le cas, cet article pourra t’aider dans les démarches administratives et légales pour te lancer dans l’instruction en famille.

Tu as même choisi cette option ?

Alors tu t’es forcément posé la question de quelle pédagogie choisir.

Il en existe effectivement plusieurs.

Et aucune n’est mieux qu’une autre.

D’ailleurs, dans notre parcours de parents IEF, nous en avons expérimenté plusieurs.

Nous avons commencé par l’école à la maison, nous avons ensuite enchaîné par les apprentissages par le jeu.

Puis nous avons aussi expérimenté les cours par correspondance et les apprentissages autonomes.

Pour dire que nous ne sommes pas exclusifs.

Mais la méthode qui s’est révélée la plus efficace et la plus plaisante, aussi bien pour les enfants que pour nous, ce sont les apprentissages par le jeu.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons décidé de créer notre blog, pour en faire profiter les autres parents.

Affirmer ses choix : vivent les apprentissages par le jeu !

Il est plus facile d’avoir confiance en soi pour mettre en place des apprentissages par le jeu quand on a conscience de tout ce qui précède.

Mais c’est rarement le cas quand on débute.

Notamment, si l’on choisit les apprentissages par le jeu dans le cadre de l’Instruction en Famille.

Parce que cela va à l’encontre de ce que fait la majorité.

Et nous nous heurtons au regard des autres.

Qui est souvent très critique.

Cela n’est pas grave quand il s’agit d’inconnus, mais quand il s’agit de la famille proche, ce n’est pas toujours facile à vivre.

Ce qui a été notre cas.

DEUXIÈME ÉTAPE : avoir confiance en son enfant

De la même manière, il faut avoir une confiance presque aveugle dans les capacités d’apprentissage de son enfant.

En fait, l’enfant possède naturellement de grandes capacités d’adaptation.

Et en particulier, la volonté d’apprendre est importante chez les humains, en particulier chez les plus petits.

Et il est difficile de la contrecarrer.

C’est pourtant ce que l’école en général a tendance à faire.

Si les enfants arrivent à apprendre même à l’école, ils sont donc capables de s’en sortir dans n’importe quelle situation.

Cela peut sembler un peu de la provocation.

Mais dans la réalité, les enfants qui grandissent sans école s’en sortent très bien.

Je dis bien « sans école » et non sans instruction.

Mais le débat n’est pas là.

L’enfant a de formidables capacités d’apprentissages

En effet, les capacités d’apprentissages de l’enfant sont beaucoup plus développées que l’on ne le croit.

Et en réalité, elles peuvent très bien se développer naturellement, sans intervention extérieure.

C’est ce qui se passe durant la petite enfance, et pourrait très bien continuer plus longtemps dans le cadre des apprentissages autonomes, si l’adulte et en particulier l’enseignant ne venait pas imposer ses apprentissages à l’enfant.

 

Car dans la lignée de John Holt, je ne cesse de répéter qu’il n’est pas possible de faire boire un âne qui n’a pas soif.

De la même manière, tout enseignement non sollicité est contre productif.

Il ne fera que braquer l’enfant vis-à-vis de ces apprentissages.

Laisser l’enfant faire ses expériences

Il faut au contraire faire confiance à l’enfant et le laisser faire ses propres expériences.

Il en tirera toujours des enseignements.

Vouloir imposer ses propres conclusions à l’enfant ne lui servira à rien.

Toujours en suivant la pensée de John Holt, l’enfant est un scientifique né.

Regarde comment il fait quand il tente quelque chose : il teste.

Il lui arrive de se tromper.

Mais justement, il faut le laisser tirer lui-même les leçons de ses erreurs.

Plus d’informations sur le droit à l’erreur des enfants ici.

Et c’est là que ses apprentissages seront réellement bénéfiques.

Laissons donc les enfants expérimenter, dans la mesure où il ne se mettent pas en danger.

TROISIÈME ÉTAPE : établir une relation bienveillante avec son enfant

Une fois que tu as confiance en toi, et que tu fais confiance à ton enfant, il faut maintenant instituer une relation de confiance avec lui.

Être à l’écoute

Il faut toujours être à l’écoute des besoins, des sentiments et de ce que l’enfant exprime.

C’est ce que l’on appelle l’empathie.

C’est ce qu’explique très bien Catherine Gueguen.

« L’empathie est une capacité innée de détecter et de répondre aux signaux émotionnels d’autrui, capacité nécessaire pour survivre, se reproduire et avoir du bien-être. » (Catherine Gueguen – Vivre heureux avec son enfant – Éditions pocket)

D’autre part, l’empathie est la condition indispensable pour pouvoir créer des liens sociaux.

Commençons par prodiguer beaucoup d’écoute et d’empathie à l’enfant, et il deviendra de lui-même un être empathique soucieux du bien-être d’autrui.

Ne pas imposer

Un autre point important à respecter en tant que parent bienveillant, c’est de ne pas se poser en personne qui sait tout, ou qui sait mieux.

C’est évidemment difficile, car nous pensons tous que nous savons mieux ce qui est bien pour notre enfant.

Mais ce n’est pas toujours le cas.

Je dirais que dans le cadre de la parentalité bienveillante, il faut respecter l’être qui est en face de nous.

Et qui peut ne pas être d’accord avec nos choix.

Même quand il est petit.

C’est ce qui peut causer dès le départ de sérieux conflits.

Le jeune enfant ne fait pas de colère parce qu’il veut embêter son parent.

Il la fait parce qu’en général, c’est le moyen d’exprimer quelque chose.

Au parent de comprendre, et d’accepter (d’accéder) ou non au désir de l’enfant.

En lui expliquant ses raisons en cas de refus.

C’est comme cela que nous allons l’aider à grandir et à maturer : comprendre ses besoins, et lui expliquer en cas de refus qu’on a compris sa demande, mais qu’elle n’est peut-être pas recevable.

Et des fois nous nous rendrons compte que finalement ce qu’il demande n’est pas si irréaliste ou aberrant.

Mais que c’est nous en tant que parent qui mettons des freins juste « parce que cela ne se fait pas ».

Respecter l’enfant : ses choix et sa personnalité

Autrement dit, chaque enfant est unique.

C’est pourquoi il faut respecter chaque personnalité.

Même entre frère et sœur, chacun ne réagit pas forcément de la même manière.

Il faut être suffisamment souple pour pouvoir adapter son éducation.

Car même si je pense que la pédagogie par le jeu peut s’adapter à tous les enfants, il faut être à l’écoute des désirs, des moments propices pour jouer.

Car même un jeu ne peut pas être imposé.

Il est possible de laisser l’enfant jouer librement, il est aussi possible de jouer avec lui à des jeux de société qui ont des règles à mesure qu’il grandit.

Il est également possible de le faire jouer à des jeux pédagogiques.

Mais à aucun moment, il est possible de le faire sans son consentement et de le lui imposer.

QUATRIÈME ÉTAPE : prendre du temps pour jouer.

Une fois que ces trois premières étapes sont franchies, tu vas pouvoir jouer en toute confiance avec ton enfant.

Tu auras confiance en lui, et lui aura confiance en toi.

Et tu verras que plus tu passeras de temps en jouant avec lui, plus il te le rendra par de l’affection et de l’amour.

La possibilité des jeux que tu peux mettre en place avec ton enfant est presque infinie.

Cela dépend évidemment de l’âge, de la motivation de ton enfant, mais voici quelques pistes de jeux que tu peux mettre en place (liste non-exhaustive) :

  • Les jeux de construction
  • Les peluches et les jeux de découverte du monde
  • Les jeux de société
  • L’utilisation des jeux au moment des repas
  • Les chasses au trésor (vous y êtes!)
  • Des jeux de mots
  • Les jeux collectifs
  • Les marionnettes
  • Jouer un personnage (théâtre)
  • Jouer d’un instrument de musique
  • Les escapes games
  • Les expérimentations scientifiques
  • Les petits jeux culturels
  • Les jeux vidéo
  • Les jeux de stratégie
  • La gamification

CINQUIÈME ÉTAPE : détourner les jeux préférés des enfants comme support pour des apprentissages scolaires

Super, tu as maintenant établi une relation de confiance avec ton enfant et tu passes beaucoup de temps avec lui à faire des jeux.

Maintenant, tu vas pouvoir lui proposer de faire des jeux pédagogiques.

Et je dis bien qu’il faut que tu aies fait les autres étapes précédentes.

Car s’il n’y a pas de confiance réciproque, et si ton enfant n’a pas l’habitude de jouer avec toi, il va percevoir tes jeux pédagogiques comme une manière de lui imposer quelque chose qu’il n’a pas envie de faire.

Mais si tu as bien suivi tous les points clé, alors ce ne sera que du plaisir pour tous.

Car il suffira que tu prennes ses jeux favoris et que tu les détournes (nous t’expliquons plus en détail comment faire sur notre blog apprendre-par-le-jeu.com), et tu pourras lui faire passer toutes les notions scolaires que tu veux.

Cela paraît un peu magique dit comme cela, mais en réalité ça l’est !

Car l’enfant aime bien jouer, il sera donc motivé.

Il ne sera pas jugé.

Et il fera donc l’acquisition de notions et de matières scolaires sans s’en rendre compte.

Et je peux t’assurer que cela marche !

Nous en avons fait l’expérience, et nous avons également des retours d’expériences de parents qui ont mis en place cette méthode et qui ont réussi à faire acquérir le programme scolaire en quelques mois.

SIXIÈME ÉTAPE : devenir un expert en animation de jeux.

Et voilà, avec un peu d’expérience, tu vas toi-même devenir un expert en animation de jeu.

Car il existe évidemment des petites astuces pour associer des joueurs de différents niveaux, pour arriver à composer avec certaines personnalités un peu plus difficiles, etc.

Peut-être même que tu voudras créer toi-même tes propres jeux pédagogiques, adaptés exactement au besoin et au niveau de ton enfant.

Tu trouveras plusieurs pistes pour te guider sur notre site.

Eh oui, à cette dernière étape, tu seras devenu un expert dans l’animation des apprentissages par le jeu, soit dans un cadre professionnel, soit dans le cadre d’une Instruction en Famille par exemple.

En tout cas, c’est tout ce que nous te souhaitons.

Alors, à quel stade de la mise en place des apprentissages par le jeu en es-tu ?

Quels moyens, outils utilises-tu et quels sont les résultats ?

N’hésite pas à nous faire part de tes remarques et de ton expérience dans les commentaires.

Merci encore à Sandrine et Christophe du blog Apprendre par le jeu pour ces astuces et conseils !

Télécharger nos kits d’activités ludiques pour t’aider dans les apprentissages par le jeu

Pour télécharger les kits d’aventures pédagogique pour les enfants, chasses au trésor, jeux de piste, activités éducatives, c’est par ici : clique simplement sur le bouton juste en dessous pour tout recevoir gratuitement.

Qu’as-tu aimé dans cet article ou pas aimé ? On en discute dans les commentaires !

Tes idées d’améliorations et de compléments sont les bienvenues, ainsi que ton expérience et tes retours !

  • Pratiques-tu les apprentissages par le jeu avec tes enfants ?
  • Quels sont les jeux favoris de tes enfants ? 

Laisse ton avis juste en dessous, merci beaucoup ! N’hésite pas à partager cet article avec les personnes de ton entourage qui pourraient être intéressées et sur les réseaux sociaux !


Vous pouvez aussi explorer ces articles :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec

  1. Bonjour Sandrine et Christophe !
    Personnellement j’utilise des jeux avec objectif d’immersion. Ce sont des jeux où le joueur est immergé dans un univers qui correspond à la thématique abordée. Le jeu prime vraiment. Mais les mécaniques du jeu sont directement liées aux apprentissages voulus. Par contre ils ne peuvent pas être contrôlés. Ce sont des jeux qui correspondent plutôt à une situation d’apprentissage informel. Mais comme mes objectifs sont souvent liés à la découverte culturelle finalement c’est plutôt bien adapté ! 😉

{"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}
À Propos des Créateurs

Nous sommes Coline & Rémy, 2 grands enfants adeptes de chasses au trésor pédagogiques pour apprendre en s'amusant, car nous sommes convaincus que seule la méthode inventée par la nature peut être efficace !

À quelle adresse doit-on t'envoyer le Coffre au Trésor ?

Tout est prêt ! Plus que 5 minutes de préparation pour commencer l'aventure :

101 KITS de chasses au trésor, d'indices et d'énigmes pour apprendre autrement !